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À la chasse aux suffrages…

lundi 1er décembre 2014, par Miette

...nous devrions ne rien énoncer qui risque de choquer. Raté !

D’abord, la Cgt des personnels du département du Nord, ces quinze dernières années du moins, n’a jamais fait mystère de son mépris des sinécures mandataires, comme de son refus des permanents.

Ensuite, nous réaffirmons notre rejet total et sans appel des rancoeurs cultivées par l’extrème-droite. Nous récusons les suffrages de quiconque partagerait ce que nous ne considérons pas comme des opinions et encore moins des « idées ». Comme nous les repoussons de notre syndicat.

Nous insistons sur notre solidarité à l’égard des plus démunis en général, et singulièrement des mineurs « sans papiers ». Cette défense de la solidarité fait partie de notre mandat, comme elle fait partie des missions de nombre d’agents. Le combat syndical, pour nous, ne se cantonne pas uniquement à la préservation du pouvoir d’achat et l’aménagement des conditions de travail.

Quant à prédire comment les agents du CG risquent de faire les frais du grand bonneteau territorial annoncé, qui ne comprend que l’apathie ou la mobilisation collective décideront de notre sort commun ? Que la réduction drastique de l’aide sociale entraînera aussi le malheur des agents ?

Car la vérité, pas agréable à admettre et peu « vendeuse », c’est que même un puissant score électoral ne pèse pas lourd si les salariés répugnent à se mobiliser et se contentent de tout attendre de la délégation de pouvoir. Hors marchandages peu glorieux, le pouvoir syndical n’existe guère. Pour l’essentiel, les instances demeurent consultatives. Faute d’ester parfois en justice, les élus seuls seraient bien incapables de préserver les intérêts et les droits des collègues sur la foi de leur seule éloquence.

Les organisations syndicales ne sont pas des prestataires ! Il n’y a pas d’élus providentiels !

P.-S.

Cette profession de foi (nombre de signes contraint) accompagnée de ce logo devait paraître dans le numéro de novembre 2014 du mensuel « Partenaires », le journal patronal du Conseil général du Nord. Elle n’a pas été refusée. Sans explication ou justification d’aucune sorte ni de quiconque, elle n’a tout simplement pas été publiée le jour venu (fin octobre).

Il faut dire qu’à la suite d’un pacte de collaboration mutuellement avantageuse entre les « partenaires sociaux au sommet », les élus Cgt signataires de cette profession de foi représentant une large majorité des sortants étaient tout simplements promis… à la trappe. Pères et Mère Ubu étaient passés par là. Est-ce Jarry qui faisait remarquer que la politesse ne s’apprend pas dans les commissariats de police, ni le tact au bordel ?

Il faut savoir encore que cette tribune, accordée à l’ensemble des organisations syndicales, avait été obtenue à la suite des plaidoyers appuyés d’une élue Cgt, actuellement traitée en chien crevé par les palotins de la tutelle et, plus grave mais plus significatif, par la fédération des services publics La Cgt. Baptiste Talbot inclus, producteur associé des artistes syndicalo-politicards « AAA » contre l’austérité (mais pas contre le capitalisme, faut pas déconner).

L’actualité récente à Hayange a permis, à quiconque voulait bien chercher une autre information que les douches mainstream, de se souvenir que la Fédération des services publics de La Cgt a attendu qu’un candidat issu des rangs d’un syndicat Cgt majoritairement acquis aux thèses de l’extrème-droite se présente aux municipales à la tête d’une liste FN pour être contrainte de réagir.

Aujourd’hui, c’est un syndicat qui refuse sans ambigüité les voix des sympathisants de l’extrème-droite qu’on fout d’urgence sous tutelle, quitte à inventer un CEF, pour l’empêcher de mener une campagne qui risquerait de priver par ricochet (accords de Bercy, nés des amours de la Cgt et du conseiller de Sarkozy Raymond Soubie) les bureaucrates montreuillois de suffrages aussi peut odorants que l’argent des généreux annonceurs publicitaires dans les publications de la confédération.

Sollicitées pour publier cette profession de foi, par un acte de soutien concret envers des camarades (souvent de luttes) victimes d’un coup de force contre-nature, sur l’intranet du Conseil général alors que la possibilité d’y publier nous a été rétirée par les chiens de garde du patron aux ordres de la #cgt2merde [1] les organisations syndicales du département se sont naturellement dérobées. Et cependant, que n’a-t-on entendu, toujours en aparte, de la part de ces boutiquiers en livrée, la larme à l’oeil et le bulletin d’adhésion à la main…

Notes

[11000 euros de dépens auprès du TA pour se faire signifier que l’acte était légitime, comme le changement des serrures du local syndical toujours par les chiens de garde du patron aux ordre de la #cgt2merde.

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