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Lettre d’un camarade à la fédération des services publics La Cgt

mercredi 30 juillet 2014, par admin

**Lettre ouverte à la Fédération des services publics La Cgt**.

En cette année du centenaire de la première guerre mondiale, j’ai eu l’occasion récente de revoir le film « Les sentiers de la gloire » de S.Kubrick

Un malin hasard m’a fait trouver votre courriel quelques jours plus tard.

Une tel réquisitoire-jugement style tribunal militaire de la grande guerre, façon aller simple pour le peloton d’exécution, on le croirait sorti tout droit du film !
Remarquez toutefois que dans la justice militaire (qui est à la justice ce que la musique militaire etc…) existe un minimum de respect des droits de la défense.
Il est visible que dans le cas présent vous n’avez pas jugé utile de vous embarrasser d’un tel détail.
Tenter de faire sortir la vérité de son puits n’est pas à vrai dire votre centre d’intérêt.
En réalité, vous avez résolu de placer de manière unilatérale et autoritaire à la tête de notre syndicat certains de ses membres largement mis en minorité par le vote.

Vu l’état déplorable des mœurs en Hollandistan, vous avez pu un instant penser parvenir à vos fins.

Mais au moment où le pouvoir en place entreprend de démanteler les bases républicaines du pays en saccageant sans scrupule ses institutions et son organisation, comment pouvez-vous croire ne serait-ce qu’un instant que nous, militants fidèles, engagés dans un combat qui s’annonce féroce et sans quartier, nous accepterions de céder l’instrument même de la bataille, notre syndicat, à un quarteron d’embrouilleurs, prêts de surcroît à pactiser avec l’adversaire ?

En vous comportant comme les ganaches galonnées des tribunaux militaires de 14-18, vous commettez d’abord l’erreur de vous érigez en hiérarchie, alors que vous n’êtes que nos mandataires, et encore de manière indirecte. Croyez-vous que l’on se syndique à la CGT par désir de nouveaux chefs, qu’ils soient petits ou grands ?

Vous commettez l’erreur de nous adresser, dans nos boîtes aux lettres, l’exacte re-production de ce que nous combattons chaque jour sur le terrain : un oukase, un diktat, bref, la manifestation même de l’injustice et de l’arbitraire. Pour des militants aguerris, endurcis par les coups reçus, ce genre de poulet servi par nos « frères » ne peut que déclencher…un grand éclat de rire !

Peut-être avez-vous cru par dessus le marché, à l’instar des bureaucrates madrés que nous affrontons, qu’un papier à en-tête et une signature suffiraient à inspirer la crainte ?
Erreur encore, erreur toujours, erreur fatale en ce qui vous concerne.
Car faites-vous une raison, une fois pour toutes : nous ne céderons pas.
Que dis-je ? Nous ne céderons jamais !!!

J’ai une TRÈS mauvaise nouvelle pour vous : nous sommes le nombre, nous avons l’énergie, nous avons les idées, une solidarité et une chaleur humaine formidables, et le bon droit de notre côté pour faire bonne mesure.
C’est vraiment terrible pour vous, vous allez…perdre.
Moralité : tutelle est pris, qui….

Jacques Thibaut
Membre de la CE du syndicat CGT des personnels du Département du Nord

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