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« On a cru qu’c’était Fantômas, mais c’était la lutte des classes »

mercredi 16 juillet 2014, par Miette

Le lecteur désireux de savoir trouvera ci-joint copie de la lettre de la « fédération des services publics la cgt » adressée en recommandé « Aux membres du bureau A toutes et tous les syndiqué-es CGT du Conseil Général du Nord » dont l’objet est la « mise sous tutelle du syndicat CGT du Conseil Général du Nord. » Façon tapis de bombes au B52.

Le document présenté ici est une numérisation en mode image. Nous ne disposons malheureusement d’aucun exemplaire en mode texte, l’extrême rigueur avec laquelle la fédération dispense les ressources dont elle dispose ne lui ayant pas permis d’adresser un mail de courtoisie sur notre (défunte) liste de diffusion tous syndiqués.

Le suspens des premiers jours ayant été éventé, il est vraisemblable que, le long week-end aidant (et la difficulté, lorsque l’on n’est pas permanent et ne dispose pas d’un véhicule de service, de faire la queue pour retirer un document dans les étroites et encombrées nouvelles boutiques de La Poste qui a bradé en monnaie de singe la plupart de ses spacieux, hygiéniques et pour tout dire décents batiments du siècle dernier, fin de l’aparte) il est vraisemblable, donc, que nombre d’AR retournent vierges à Montreuil.

Quant aux probables recommandés adressés par nos bienfaiteurs à la banque (priorité n°1, servez-vous) et au taulier (priorité n°2, service, mais n’oubliez pas le bonus à la subvention de l’UD), on peut parier qu’ils ont été gratinés aux « saloperies » (expression vernaculaire Cgt), car on n’en connaîtra jamais le contenu. Le tact, la classe !

Fallait-il, en publiant cette lettre plaider encore, protester de son innocence, crier au complot et risquer des électrocutions en faisant couler les larmes du spectateur sur son écran ?

Niet. À ce genre de justification (antérieure à la sanction) extraite de notre florilège, on mesurera à quel point le comité fédéral tenant successivement les rôles de « policiers enquêteurs, magistrats instructeurs, jurés de siège, juges d’application des peines... et bientôt maître des hautes oeuvres » était dans son bon droit. (Le procureur, secrétaire de l’UD du Nord, n’avait guère tardé à s’auto-saisir, et pour la sanction « bien cherchée », comme disent les camarades qui ne décollent jamais le doigt du missel, l’oracle est accompli.)

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[Hum. Communication parasitée, hein? Bon. On la refait en plus court.]

Camarades bureaucrates,

Il n'y a pas de Père-Noël.

1. Vous êtes placés devant l'alternative suivante :

 -  ou bien vous nous laissez militer (on est au front) ;
 -  ou bien vous descendez notre syndicat en plein vol (la métaphore, c'est parce qu'on n'a justement pas le temps de se frapper avec les détails de procédure).

2. Nous avons porté à votre connaissance trois allégations suffisamment graves et précises pour occuper le cas échéant vos tropismes justiciers :

 -  subtilisation et conséquemment utilisation illégitime d'articles 14 ;
 -  démarchage téléphonique de procurations en blanc ;
 -  sollicitation et irruption de nervis du Ptri à notre congrès en vue  d'empêcher le vote.

3. En lieu et place, vous vous obstinez à nous opposer des formules à la mord-moi-le-noeud. Camarades, inutile de faire les délicats : vous avez déjà marché dans la merde !Nous a-t-on accusés de nous fourvoyer avec la sociale-démocratie? Bouffer avec le taulier et la CFDT? Pisser dans la marmite au dîner du Siècle? Planter des épingles dans une poupée Le Paon? Ou lire l'Almanach du Père Peinard, peut-être? Ah oui : adoncques, ils se tapèrent sur les cuisses lorsque le bon roi Louis les fit mander sous son chêne...

4. Et il faudrait céder céans à une embrouille aussi mal ficelée? Tss.Si ça prend d'habitude, camarades, il y a certes du souci à se faire pour la Cgt.

5. Donc nous savons que vous avez mandat de refaire l'Histoire. Rien que ça!On se fout de savoir qui sont les commanditaires. Mais pardi! les mannequins que vous persistez à ranimer dans nos pattes leur feraient bougrement mieux l'affaire à la « direction » de notre syndicat.
 
6. Sauf que là, ils gisent au fond de la piscine où ils se sont laissés couler. Sur un judicieux conseil...

...fin de transmission.
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S’agissant du numéro 6., on verra dans le document ci-joint qu’une tentative de réanimation est en cours... mais toujours aucun souffle de vie. À une exception près : une demande de restitution de particule, une espace ayant malheureusement quitté un patronyme (pour aller faire la Révolution ? c’est bien improbable), ce dont nous ne sommes en rien responsables (cépanous, c’est Rica !). Le "judicieux conseil" consistait à ne pas participer au vote, puisqu’aussi bien toutes les manoeuvres avaient raté et qu’ils étaient assurés d’être très largement minoritaires.

Les camarades (et le mot n’est ici pas usurpé comme une formule de politesse au bas d’un oukase de bureaucrate) s’étant trouvés dans une situation similaire et, ayant opté pour une stratégie de défense plus conciliante, qui ont obtenu de meilleurs résultats (à ce jour) rendraient un grand service « pour créer les conditions d’être La CGT de toutes et tous les salarié-e-s » (vernaculaire Cgt) en faisant part de leurs propres expériences.

Contact : cgtcg59@laposte.net

mots clés/keywords : CGT, tutelle, CG59, bureaucrates, self-fulfilling prophecy

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