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CCN des 3 et 4 février 2015 : annonce d’une capitulation en rase campagne

Pourquoi la Cgt repoussera un congrès anticipé

Face à l’aplomb de bureaucrates opportunistes et sans scrupule ni réelle conviction, les militants de terrain, numériquement minoritaires parmi les cotisants, restent démunis pour imposer l’épreuve de vérité d’un congrès à chaud. C’est un antagonisme de classe qui menace la survie même du syndicat qu’ils parasitent. Sans scission, pas d’horizon...

lundi 2 février 2015, par admin

Relevé sommaire des parties en présence :

  1. Un marais sans réelle conviction (hormis des passions haineuses), pas même vaguement « réformiste », simplement amorphe.
  2. Une « élite » bureaucrate sans plus de conviction, essentiellement opportuniste, parfois résolument collaborationniste.
  3. Un reliquat de militants, majoritairement « lutte de classe », désarmés au sein de leur propre organisation par leur attachement à préserver une unité chimérique.

« Plutôt les nazis que les rouges » (Le patronat européen, années 30)

« Plutôt une Cgt agonisante qu’une Cgt de classe » (la Confédération européenne des syndicats, début du XXIe siècle)

Il faut bien admettre que la masse des adhérents se reconnaît à peu près sans opinion s’agissant des questions de statégie syndicale [1]. Pas plus dans ce qui reste de la Cgt au Conseil général du Nord qu’au sein des UD ou aux niveaux fédéraux et confédéral, on n’aura noté de véritables remous à la base et encore moins de réelle mobilisation pour la contestation des pratiques vénales au sein de l’organisation, et la remise en question de sa stratégie (à supposer qu’une stratégie d’organisation existe, qui ne soit pas la simple résultante arbitraire de la confrontation des ambitions individuelles).

Syndrome du sociétaire mutualiste biberonné à la délégation de pouvoir. « On raque chaque mois, on ne va pas en plus se faire chier aux cuisines. À eux de se démerder ! » Si le statut de bureaucrate en fait toujours rêver quelques un(e)s, parmi les plus taré(e)s, la plupart ne sont pas idiot(e)s au point d’imaginer qu’ils pourraient un jour en être aussi. Pourtant, comme aux élections politiques, les fantasmes de réussite instillent une connivence avec les turpitudes des modèles qui ont « réussi » (« on aurait pu... », « à sa place... »)

Chers sociétaires...

La carte du syndicat fait office d’assurance individuelle « au cas où ». Au même titre que la mutuelle. La solidarité ou la simple perspective d’une action collective a pratiquement disparu, à l’exception des militants effectivement impliqués.

Hélas, l’exemple du militant désintéressé et respecté au quotidien ne fait plus le poids. Il ne sont plus éloignés les temps où il faudra démonter les essuie-glace avant de laisser son véhicule dans les sous-sols de La Cgt [2]. Il est vrai qu’entamer une véritable lutte interne contre les fascistes dans toute l’étendue du spectre reviendrait à se couper rapidement de... peut-être la moitié des « chers camarades » ? Veaux pour l’extérieur, veaux à l’intérieur. À l’indigence de l’implication des adhérents de la Cgt dans les luttes extra-locales répond la désimplication de la vie syndicale. Cette indigence constitue d’ailleurs un indicateur suivi par les DRH qui font bien leur boulot de « renseignement » au service du patronat.

Les bureaucrates syndicaux encouragent cette apathie [3]. C’est une alliée plus constante que les velléités, tantôt de « proposition », tantôt de « revendication », qui balancent le syndicat au gré du vent. Est-ce vraiment un hasard s’il se trouve que cette apathie sert surtout les affaires de la grande bourgeoisie et des appareils politiques à son service ? Et plus les bureaucrates « montent » dans l’appareil syndical, plus ils accumulent les occasions de cotoyer leurs « pairs de référence » dans l’appareil étatico-économique. S’ils ne se marient guère (contrairement aux journalistes exposées), dans l’intimité ils se tutoient, comme entre camarades de promo. Mais le mépris que la bourgeoisie affecte en public à l’égard des « représentants » de la classe ouvrière, c’est le mépris qu’elle réserve à ses propres valets. La classe ouvrière aurait bien tort de se sentir offensée.

Lumpen-bureaucratie moisie

Comme le courage politique de la vérole sociale-démocrate consiste à légiférer contre ses propres électeurs au profit du « réalisme » économique bourgeois, le bureaucrate pourri de La Cgt n’hésitera pas, dans les instances, à voter en dépit du mandat qui lui a été confié par la « base » (ou, plus exactement, par une lupen-bureaucratie moisie sur « la base », à laquelle on se garde bien de demander son avis).

Illustration récente de l’intérêt du pyramidalisme démocratique : les fredaines remarquées de Mme Nathalie Gamiochipi, taulière de la fédération de la Santé jusqu’à nouvel ordre, et M. Vincent Delbar, toujours ci-devant secrétaire « général » de l’union départementale du Nord [4]. Les mêmes procédés démocratiques viennent ainsi de désigner M. Philippe Martinez « pilote » du collectif chargé à la majorité (en dépit de l’échec des manoeuvres arithmétiques de M. Donnedu, âme damnée du bureau sortant) de désigner... M. Philippe Martinez à la direction de La Cgt. L’escalier encaisse. Sans craquer.

Ainsi, si d’aventure les trahisons finissaient par se payer localement, ce n’est pas cher monnayer la perspective de plus hautes sinécures dans l’appareil syndical, ou mieux : dans la myriade d’officines que l’État bourgeois a multiplié en vue de tranquilliser l’« élite » (ou la « racaille », selon le point de vue) syndicale dans sa mangeoire. Mais la « grâce » se distribue selon des voies impénétrables ; les démonstrations d’indignité ne garantissent pas le succès à coup sûr.

N’importe, qu’on ne compte pas sur la masse pour se donner les moyens de se faire entendre (à supposer qu’elle le souhaite vraiment, n’en déplaise aux militants actifs de la Cgt). La voie est libre, pour quelques années encore de pourissement (et de neutralisation) de La Cgt. M. Martinez peut être certain d’associer durablement son nom à une nouvelle phase de déclin de La Cgt. Après quelques décennies d’impuissance revendicative au niveau confédéral, on peut prédire une décennie de délabrement des effectifs. Le rejet du congrès exceptionnel exigé avec force pétition par les quelques milliers de militants que compte encore la Cgt est assuré. La classe bureaucrate réconciliée (comme les coopétiteurs capitalistes lorsqu’il s’agit de casser les modestes acquis de la classe ouvrière) disposera du temps nécessaire pour préparer le congrès ordinaire au moyen de ses outils non moins ordinaires : la carotte et la machette. Corruption ou élagage à tous les étages.

Le degré zéro du syndicalisme

La perspective d’une scission à terme n’effraye réellement que les militants. Ce n’est manifestement pas une hypothèse sérieuse, ni pour l’appareil (certes divisé par des luttes intestines mais rassemblé sur les fondamentaux de ses intérêts de classe) ni pour le pouvoir (et la bourgeoisie) qui a expérimenté l’impuissance des militants à transformer leur prestige revendicatif dans leur propres boites en véritable hégémonie au sein de la Cgt. À quoi il faut ajouter le fétichisme du secret, forcément coupable dans une organisation pourtant si éloignée de toute perspective révolutionnaire qu’il n’a d’autre sens que protéger la mafia syndicale. Laquelle, comme la crapuleuse, parie toujours sur le goût de l’ordre, contre « l’aventure » et la « chienlit ».

Dans le conflit larvé qui oppose d’une part les tenants d’un rejet affirmé du capitalisme et d’un retour à la lutte des classes (en pratique : les militants), aux promoteurs d’un « syndicalisme rassemblé » sous la houlette de la CES d’autre part (en pratique : la bureaucratie syndicale), c’est bien évidemment le nombre de cotisants, fantasmé comme une « force » par les deux camps, qui empêche la contradiction de s’exprimer sous la forme d’une lutte ouverte. La loi d’airain du plus petit dénominateur commun impose le degré zéro du syndicalisme contre toute aventure, non pas évidemment « révolutionnaire » mais simplement cohérente dans la revendication : c’est à dire en construisant un rapport de force. Sans scission, l’immobilisme prévaudra pour ne pas trancher entre "réformistes" et "radicaux" Un rêve de Valls, de Gattaz et de leurs avatars à venir !

Notes

[1Ce qui n’empêche pas bon nombre de sympathiques « camarades » d’avoir des avis bien tranchés sur les immigrés, les Rroms, les assistés, etc. La Cgt syndique et encourage à syndiquer des ordures. Parfaitement adaptée au mode de production, elle privilégie la quantité sur la qualité. On sait maintenant que c’est délibérément qu’elle les promeut.

[2Au CG 59, en tout cas, il fallait vider ses poches avant de laisser son manteau ; et ne pas oublier son sac... Comment s’étonner que les racistes fielleux(ses), notoires au point de proclammer sans gêne leur enthousiasme pour l’héritière Le Pen sur les réseaux sociaux, aient fini par trouver leur place sur les listes présentées et validées à coup de mise sous tutelle et la complicité du taulier ? Sans que « La Cgt », la grande Cgt aux dents pourries, n’ait rien trouvé à faire. Ni même à redire, bien sûr !

[3Évidemment sans s’en vanter. Qui n’a pas son anecdote rapportant les manoeuvres roublardes d’un « délégué » cégétiste décourageant le démarrage ou l’extension d’une grève. Expliquant que le moment n’est pas encore venu... qu’il ne faut pas se laisser prendre au jeu provocateurs... qu’il faut faire confiance à la ténacité des élus dans la négociation... ad nauseam !

[4Vincent Delbar, le procureur intègre et désintéressé de la Cgt du CG59, qui affabulait des « manquements en terme de démocratie » après le congrès annuel, parce que ses manoeuvres pour empêcher la désignation d’un bureau non acquis aux avantages de la collaboration avec ses interlocuteurs de la majorité PS-PC avaient raté. M. Baptiste Talbot, bureaucrate lâche et falot, a dû se résoudre à laisser introniser M. Paul Heems, un « proche », de M. Delbar, flanqué des épouses de permanents de l’UD, sans autre forme de procés. M. Martinez vient d’ailleurs de renvoyer l’ascenseur bureaucratique à la suite de sa propre élection truquée nonosbstant le rejet de Mme Christine Carlier de l’UD du Nord. Voilà M. Delbar chargé de veiller sur l’utilisation des cotisations !

6 Messages

  • Pourquoi la Cgt repoussera un congrès anticipé Le 3 février 2015 à 19:43, par Zénon (l’éléate)

    Quasi unanimité urbi et orbi

    Habemus papam !

    Un « dur » (Le Figaro). Un « anarchiste » (Les Échos). Un « pas commode », mais « avec qui on peut discuter » (Raymond Soubie, ex-sherpa social de Sarkozy). Un « pas communiste » (Le Monde) mais « proche du parti communiste » (Boursier.com) et même « limite stalinien » (L’Expansion) à la moustache... valesienne (ou gauloise ?). Un « homme de terrain » (Atlantico) quoi...

    Bref, un vrai-faux « bourru » (Le Journal du dimanche) qui « saura faire la synthèse » (Capital).

    N’en jetez plus ! On vous fait le Martinez à 93,4% En bundle on vous met le Doneddu... euh non... la Duynslager à la caisse. Ça marche ?

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    • Pourquoi la Cgt repoussera un congrès anticipé Le 3 février 2015 à 20:54, par admin

      Bof. 93,3% c’est pas terrible après aplanissement en amont.
      De justesse. À 91,55% ça branlait dans le manche.

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    • C’est surtout que le CCN du 3 février a élu sans barguiner (quasi unanimisme de sauve qui peut) un histrion dont le nom, lors du précédent CEC, n’avait passé la barre des 50% que de justesse ? Grâce à la trahison de Nathalie Gamiochipi, porteuse de plus de trente mandats CONTRE mais ayant voté POUR. Idem Vincent Delbar, porteur pour sa part d’un peu moins de vingt mandats. Sans ces trahisons caractérisées, Martinez n’était pas pressenti pour être désigné secrétaire général.

      Ils et elles ont préféré s’en remettre à celui qu’on (et que ce fût le canasson choisi, dès octobre, par Le Paon, n’est pas anecdotique) leur a soumis de force. Tout plutôt qu’un vrai déballage.

      C’est facile à vérifier. Les camarades qui s’en accomodent s’accomodent de tout. À la fois trahis et traitres, victimes et complices. Et pas seulement les cocu(e)s de la fédération de la Santé et de l’UD du Nord, qui continuent évidemment de serrer la main ou faire la bise à "Nathalie" ou "Vincent"... Camaraderie basée sur le mépris et la défiance mutuelle, recouverts de « bien fraternellement ».

      Quel que soit le degré de tolérance au compromis, il devrait toujours y avoir un seuil où l’on dit : « non ! là ce n’est plus possible ! » Hélas, dans ce camp d’entraînement au renoncement qu’est La Cgt, c’est le fétichisme et la superstition qui l’emportent, et à la désespérance.

      Encore une fois on veut y croire... encore une fois on sait qu’on s’est déjà fait avoir, mais qu’importe, puisqu’on se fait battre sans JAMAIS lutter. Pas plus dans l’orga que dans la boite ou dans la société. Comme si la délégation de pouvoir (ici on ne peut même pas parler de farce électorale puisqu’elle n’est pas bâtie sur une duperie sur les intentions mais un déni de démocratie) exonérait le complice... le commanditaire, le (la) modeste contributeur (contributrice) selon la seule modalité qui vaille : l’argent.

      Le nouveau truqueur fait défiler ses cartes : qu’est ce qui te ferait plaisir d’entendre, toi l’utopiste ? une allusion aux trente deux heures ? toi le nationaliste ? un couplet sur les travailleurs détachés ? le raciste ? tu te trompes mon garçon reste avec nous on va t’expliquer... le raisonnable ? bien sûr qu’on va signer des accords ! le "dur" ? maintenant on ne lâchera rien ! le projet Macron ? euh... dès mars on va voir ce qu’on va voir ! euh non, plutôt en avril, d’ailleurs il n’y a pas que du mauvais, faut trier... etc. etc.

      Allez au diable ! (C’est bien parti.)

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  • Pourquoi la Cgt repoussera un congrès anticipé Le 4 février 2015 à 10:20, par Dégoutée

    Et encore un complot qui paye !

    Après avoir magouillé en cachette avec Lepaon pour échanger sa place et les petits secrets qui vont avec Martinez est "récompensé" par le gratin de la CGT la bouche en cul de poule...

    Solidarité avec les pourris !!!!!!

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  • Eaux troubles Le 6 février 2015 à 22:00

    "Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé jeudi que voter pour le Front national n’était « pas la solution », exhortant les militants de la centrale à ne pas faire ce choix qui revient, selon lui, à de la facilité.
    « Le vote FN n’est pas la solution, il y a besoin que les salariés se rassemblent », a affirmé le numéro un de la CGT, interrogé sur France Inter par un militant du syndicat décidé à voter pour le parti de Marine Le Pen.
    En optant pour un tel vote, les militants sont « troublés » et choisissent « des solutions faciles », a estimé le responsable syndical. « Il y a du travail pour tout le monde », a-t-il souligné. « On ne peut pas désigner l’étranger comme l’ennemi, celui qui empêche de travailler ses enfants".

    Martinez, le nouveau "SG" de la Cgt demeure vraisemblablement extrêmement tolérant lorsqu’un militant cégétiste déclare vouloir voter "facile". Que criaient les anglais, hier, à Oxford en manifestant contre Lepen ? "Lepen...never again", ce slogan écrit sur des panonceaux "unite against fascism" et ils chantaient “Le Pen — we know your Daddy was a fascist too”.
    Si on suit bien Martinez et sa réponse bonne enfant, il suffirait selon lui de remettre les brebis brunes sur le bon chemin, ce qui exclut que soit posée la question de savoir si le "camarade- cégétiste-électeur-frontiste" n’est pas avant tout un nationaliste xénophobe, un sale connard de raciste haineux et un nostalgique des régimes forts qui font régner l’ordre.

    Il va y avoir du boulot dans certains syndicats pour faire la chasse aux électeurs du FN, mais on ne refuse pas une carte n’est-ce pas ? les campagnes de syndicalisation des différentes boutiques amènent à une certaine compréhension ou plutôt à une compréhension certaine, il suffit d’un peu de pédagogie et le "camarade" frontiste retrouvera ses esprits, oups, sa conscience de classe. En attendant, on n’ose pas imaginer ses discussions avec les agents à l’occasion de son militantisme syndical...

    L’électeur FN, outre sa haine sociale et son racisme vrillé au corps, s’il adhère aux thèses lepeniste pense également que le chômeur est un fainéant, l’usager de l’action sociale, un profiteur, le fonctionnaire, un parasite (sauf lui), le délinquant, un gosse à mater en maison de redressement ou en prison, la femme, une reproductrice, le gréviste, un anti-France, le militant de gauche, un homme à rééduquer...

    Tous ceux qui permettent de notabiliser ce parti et de banaliser ce vote sont des salauds

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    • Eaux troubles Le 7 février 2015 à 00:03, par admin

      Ouais. La « campagne de syndicalisation » (comprendre : tenter de récupérer ceux qui ont foutu le camp ces dernières semaines et, tant qu’à faire, soyons fous, en encarter de nouveaux assez cons pour s’imaginer que les écuries d’Augias ont été nettoyées par Hercule Martinez) s’annonce bien...

      Il va falloir se boucher les oreilles pour faire "comme si", et raccoler parmi les salariés égarés, qui ne s’étaient pas d’eux-mêmes tournés vers la CGT, on se demande bien pourquoi.

      En attendant, la confusion s’accroît.

      Et, comme on le voit à Hénin-Beaumont où Briois sert d’éclaireur, c’est bien plutôt le FN qui recrute DANS la CGT. Les fachos n’ont, eux, pas besoin d’être compréhensifs et se duper avec des velléités pédagogues : ils estiment que la double appartenance FN/CGT ne pose aucun problème. Sans complexe, ils la jouent désormais quotidiennement "défenseurs de la classe ouvrière". Avec la complicité de la Cgt pourrie qui refuse de faire le ménage dans ses rangs tant qu’elle n’y est pas contrainte de l’extérieur, comme lorsqu’un cégétiste brigue un siège de maire.

      Tiens, un slogan pour la campagne de syndicalisation : « Des car-tes, des car-tes, avec des nazis au-ssi ! »

      Avec 700.00 encartés revendiqués, combien dans la rue quand la direction claque des doigts ? Pour sûr, les nouveaux raccolés (comme au CG59, à coup de largesses en remboursements de frais divers, d’heures de délégation syndicale les pieds dans les pantoufles au local ou, carrément, pour passer ses journées à jouer à Astérix en public, car c’est bien connu, les cons ça ose tout...) vont permettrent de construire un nouveau rapport de force favorable...

      En attendant la DRH (donc le taulier) voit (ou plutôt ne voit pas) paser les bordereaux de grève. Elle sait ainsi très exactement à quoi s’en tenir. Et l’info, évidemment, d’administration en officines, remonte jusqu’au Valls, Macron, Hollande and co. « Tu peux enfoncer la pédale ! » « Rien à craindre des loques et des opportunistes cégétistes ».

      Tandis que le FN vient faire son marché et sa propagande, la Cgt se charge de lui fournir la viande... euh pardon... « le cochon » ! Bon appétit !

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